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Colette Camelin et Catherine Mayaux,

Bibliographie des écrivains français :
Saint-John Perse

Memini- Champion, 2003

 

 

Parution vers avril, de cette monumentale Bibliographie Saint-John Perse, que l’on attendait impatiemment. L’ouvrage fait partie de ce vaste programme général de la Bibliographie des Ecrivains français (BEF) lancé en 1995 et qui regroupe une communauté internationale et prestigieuse d’universitaires, pour l’établissement de cet inestimable instrument de recherche.

 

La réussite de cet imposant volume consacré à Perse est incontestable et voici désormais les études persiennes dotées d’un outil remarquable par son exhaustivité même : il s’agit en effet de la recension commentée de toute la bibliographie persienne, assortie d’un système d’index particulièrement performant. A noter que l’actualisation indispensable des références a été prévu au sein du programme, par l’établissement d’un cd-rom selon une périodicité quinquennale.

 

 

 

 

         Quatrième de couverture :

 

La bibliographie de Saint-John Perse (1887-1975) révèle combien l’enfant des îles, le diplomate, la personnalité de l’exilé, enfin et surtout l’œuvre poétique ont suscité l’intérêt passionné des chercheurs. La critique persienne, riche et enthousiaste dès ses débuts, s’est considérablement renouvelée en une cinquantaine d’années, étendant ses champs d’investigation, affinant ses méthodes et ses outils, sachant retravailler ses propres acquis. Au fil des années, et grâce à la création de la fondation Saint-John Perse en 1976 qui mit à la disposition du public des archives d’un intérêt inestimable, recherches et découvertes ont permis de mieux comprendre le processus de la création poétique chez Saint-John Perse et la construction, très contrôlée, de son personnage. Et c’est là le mystère d’une bibliographie, que de nous révéler, entre les lignes, le portrait en éclats d’un homme et d’un poète, et d’inviter au-delà à d’autres recherches.

 

 

 

 

 

 

 

Lettres à une dame d’Amérique, Mina Curtiss
Edition établie par Mireille Sacotte

Editions Gallimard, Les Cahiers de la NRF,

« Cahiers Saint-John Perse » N° 16

 

 

Parution en novembre, de la seizième livraison des Cahiers Saint-John Perse, dans le sillage du volume publié dans la série en 2001 par Carol Rigolot, sur la correspondance américaine de Perse. Cette présente édition réalisée par Mireille Sacotte, des lettres à Mina Curtiss, la fameuse bienfaitrice américaine à l’origine du retour de Perse en France, est une contribution essentielle à la connaissance avancée du poète solaire des Vigneaux. Les apports sont tout à fait considérables, et confirment à nouveau le travail de réécriture opéré par Perse dans la publication de la correspondance contrôlée de la Pléiade. A noter, en annexe, des éléments probants qui éclairent le rôle primordial de Mina Curtiss pour l’attribution du Prix Nobel.

 

 

 

 

 

 

 

          Quatrième de couverture :

 

Cette édition est à lire comme la suite d’autres correspondances déjà publiées dans la même collection, notamment Saint-John Perse et ses amis américains, Courrier d’exil édité en 2001 par Carol Rigolot. Son intérêt particulier est de nous ouvrir la porte sur la dernière partie de la vie et de l'œuvre du poète, celle du retour si longtemps différé en France, de son installation aux Vigneaux dans la presqu'île de Giens, mais aussi de son mariage, du prix Nobel et, parallèlement, de Chronique, Chanté par celle qui fut là, Chant pour un équinoxe, Nocturne et Sécheresse. Ces lettres, de 1951 à 1973, nous apportent comme toujours leur brassée d'informations biographiques et psychologiques, mais la chance a voulu que la destinataire, Mina Curtiss, ne soit pas seulement une riche mécène. À travers son portrait en creux, nous nous attachons à cette femme musicologue, écrivain, voyageuse, collectionneuse de manuscrits et de tableaux, d'une patience et d'une générosité sans faille à l'égard d'un Leger séducteur et avare de lui-même. Grâce à elle, la statue s'humanise, une relation s'invente sous nos yeux et s'organise autour de tout un monde partagé, réseau amical, lieux familiers, complicité au sujet d'une grille de fer forgé, de chats ou d'un opéra de Mozart. Pour elle qui a su l'entraîner vers des films d'épouvante ou des westerns à New York, Leger devient parfois affectueux, touchant, dans son retour vers l'enfance antillaise, ou drôle.

 

Mais il a semblé bon aussi de faire lire ces lettres en regard de celles adressées dans la «Pléiade» à Mrs Henry Tomlison Curtiss, pour, à travers quelques exemples, tenter de comprendre les enjeux et la portée de cette entreprise de réécriture, elle aussi réalisée aux Vigneaux.

 

On trouvera aussi en annexe un document d’importance, une correspondance conservée par Mina (on peut donc supposer qu’elle en fut l’instigatrice) qui marque le début d’une campagne américaine en vue de l’attribution du Prix Nobel de Littérature à Saint-John Perse.