La maison natale
des Leger à Pointe-à-Pitre
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Située rue Achille-René Boisneuf, dans le quartier
historique de Pointe-à-Pitre, la maison natale d’Alexis Leger est aujourd’hui à
l’état de ruines… Un programme de restauration est en cours depuis quelques
années ; on ne peut qu’espérer qu’il aboutisse, devant l’urgence évidente.
C’est là, au rez-de-chaussée, qu’Amédée Leger, le père d’Alexis, tenait son cabinet d’avocat, tandis que la famille était installée dans les étages. Une vaste cours intérieure sépare le bâtiment de ses dépendances, servant de patio.
Les Leger menaient là une
vie de notables influents. Le père,
Franc-Maçon, proche de la municipalité, a élevé Alexis dans un esprit
républicain et progressiste qui tranchait singulièrement dans le milieu des
Blancs-Créoles de l’époque, surtout au cours de ces années 1880 et 1890 agitées
en Guadeloupe par de nombreuses turbulences sociales et politiques.
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Au sein du Musée Saint-John Perse, demeurent
étonnantes les traces du souvenir gardé par le poète de cette enfance pointoise
que l’on peut retrouver à loisir dans plusieurs évocations d’Eloges.
Les liens affectifs qui unissent Alexis à son père sont très forts : unique garçon de la famille, il est choyé par ce père très attentif à son éducation. Pendant les vacances, qu’il passe sur les Habitations de la famille de sa mère, Alexis envoie à son père, qui demeure à Pointe-à-Pitre pour ses affaires, des lettres dans lesquelles il lui rend compte de ses multiples activités – telles que celle-ci, datée du 5 août 1898.
Récemment, l’écrivain guadeloupéen Fortuné
Chalumeau a su restituer à merveille l’ambiance de cette enfance, dans son
roman La maison du Bois-Debout. L’enfance de Saint-John Perse, paru en 2002.