Sjperse.org
L'homme
Œuvre
Critique
Recherche
Bibliographie
Liens
Nouveautés 2024
Actualité éditoriale 2013
Recherche
La nouvelle anabase - Abonnement
La nouvelle anabase à paraître
Loïc Céry
Sjperse.org
Sjperse.org
L'homme
L'homme
Biographie
Biographie
Approches
Œuvre
Œuvre
Parcours
Parcours
Panorama
Voix
Critique
Critique
Hommage - TR1
Médias
Critique
Actualité éditoriale 2013
Recherche
Recherche
Recherche
Activités
Outils
Actualités
Actualités
Nouveautés 2024
Communication

Actualité éditoriale 2013
Bibliographie
Bibliographie





Liens
Liens

Liens

Communication

Pierre Oster - Les Vigneaux
Pierre Oster - La chose française
Pierre Oster - Adieu à Leger
Pierre Oster - Le seul maître
Pierre Oster - Second adieu à Leger
Pierre Oster

Saint-John Perse                     


L'homme                                   

L'œuvre             

La critique         

La recherche

Bibliographie

Liens

  

Actualités


Actualités du site

Actualité éditoriale


  

La nouvelle anabase


Numéros parus

Abonnement / Offres

À paraître

  

© 2014 Saint-John Perse, le poète aux masques (Sjperse.org / La nouvelle anabase). Site conçu, écrit et réalisé par Loïc Céry.

  

Toute reproduction du contenu du site est libre de droit (sauf en cas d'utilisation commerciale, sans autorisation préalable), à condition d'en indiquer clairement la provenance : url de la page citée, indication de l'auteur du texte.

  

PIERRE OSTER - Second adieu à Leger

__________________________________________________


  

Saint-John Perse avait très nettement dessiné les bornes de la biographie de Leger et de la sienne. Il entendait que nous fussions capables de nous montrer fidèles au même parti de discrétion. C’était là donner à son lecteur le droit de scruter, dans l’œuvre et comme à l’intérieur de cette dichotomie magnifique, à l’abri d’un pur et vaste interdit, deux visages ; lui construire une avantageuse liberté d’analyse ; l’incliner à comprendre quels éléments de véracité et de fixité dans la métamorphose assuraient, tout ensemble, les bases d’un édifice où l’on voit s’animer tour à tour des personnages distincts, l’ordre qui les rapproche, la perfection, enfin, d’un chant, d’un discours dès l’origine complexe.

Les Vigneaux

La chose française

Adieu à Leger

Le seul maître

Second adieu à Leger

INTRODUCTION

Ainsi la distance que nous avons plaisir à garder nous instruit. Il nous est dit, de la sorte, qu’une certaine forme de richesse conduit à fonder la littérature sur une contradiction – organisée, féconde, rectrice, vitale – entre refus et acceptation de soi ; que l’étendue, la puissance de la pseudonymie ou de l’hétéronymie (inventions qui en appellent d’autres) détermine le nombre des actions possibles, affine les virtualités que l’individu se doit de vouloir faire jouer par-delà ses premières frontières ; que l’identité du nom et de l’âme, pour illuminante qu’elle reste, quelque grandes qu’apparaissent les ressources qu’elle contient, le cède aussi à l’excès du fleuve ; que sa fonction est de céder pour un temps.


D’une telle dissociation, d’une union en vérité opérante au cœur même de la double existence de l’écrivain signataire et de l’auteur qui, sous la signature, travaille à se faire obscur, nous tirons un gain constant, quotidien. La profondeur d’un attachement en tout point justifié par la mort nourrit en nous une amitié presque mimétique. Contraint d’entrer dans la volonté d’abstention d’un être, décision par quoi nous sommes tenus, et de progresser dans un univers que voici prodigué mot à mot, nous recevons sans obstacle une leçon comme infinie, avons à requérir une connaissance qui jamais ne soit simple, à la modeler sur des perceptions plus aiguës, plus fraîches, plus rudes. Il nous devient un peu moins difficile d’asseoir une sagesse par chance vacillante, d’embrasser des totalités ou des principes par bonheur dissemblables.


Et nous découvrons, non pas trop tard, d’où nous venait notre émotion devant un personnage qui, parce qu’il alliait les valeurs littéraires de l’écart et de la présence, savait en outre – au profit de chacun d’entre nous – y inscrire une solitude unique.